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COURSE AU POUVOIR : POURQUOI CEUX QUI ONT ECHOUE S’ACHARNENT-ILS SUR JEAN OLESSONGO ONDAYE ?

mar. 23 juin 26

Deux mois à la tête du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, Jean Olessongo Ondaye semble déjà faire face à une levée de boucliers.

Derrière les critiques et les campagnes de dénigrement qui se multiplient contre un ministre qui passe dans l’opinion comma la révélation du gouvernement Makosso III, se cachent la réaction de réseaux des médiocres et d’escrocs, fragilisés par les premières mesures engagées par le général, pour assainir des services longtemps minés par des pratiques contestées, honteuses et aux antipodes du service public.

FACE A L’HORREUR DES PASSEPORTS

La découverte d’un vaste système de spéculation autour des passeports a marqué un tournant. Ces documents officiellement accessibles et délivrés officiellement à très moindre un coût, ont été revendus jusqu’à 500 000 FCFA via des réseaux organisés de rabatteurs, sous-officiers voire officiers supérieurs de la police commis pourtant pour un service de qualité.

Les enquêtes ont conduit à l’interpellation des rabatteurs et à la mise à l’écart de responsables soupçonnés d’avoir participé ou d’avoir fermé les yeux sur ces pratiques desquelles ils tiraient tous profit.

À cela s’ajoutent les découvertes successives de milliers de spécimens stockés hors des circuits habituels, alimentant davantage les interrogations sur la gestion passée du dossier. Au 2.000 cartons mentionnés à la passation de service entre le ministre sortant et son successeur actuel, se seraient greffés 5.000 cachés au départ puis 2.000 autres découverts ces derniers temps. 

La découverte de ces cartels associées aux révélations qui en résultent et qui s’enchainent fermentent la peur et attisent la panique des chefs de ces réseaux qui redoutent d’être exposés et traduits en justice. Ce qui, expliqueraient l’hostilité, le harcèlement et la cabale dont fait aujourd’hui l’objet le nouveau ministre.

MANIPULATION, MANIFESTATIONS ET PRESSION ORGANISEES

Dès sa prise de fonctions, Jean Olessongo Ondaye a affiché ses priorités dont celle travailler à ce que « le passeport doit cesser d’être considéré comme un document de luxe », tout en affirmant sa volonté de combattre les antivaleurs et les comportements incompatibles avec le service public.

Un discours qui tranche avec certaines habitudes dénoncées depuis plusieurs années au sein de l’administration concernée. Et, les premières décisions prises visaient à restaurer la confiance entre les usagers et les services des migrations, tout en démantelant les circuits informels qui prospéraient autour de la délivrance des passeports.

Alors que la crise des passeports reste une préoccupation majeure pour de nombreux citoyens, l’on s’interroge sur l’apparition soudaine de mouvements de contestation à la préfecture de Brazzaville qui abrite le service des migrations. 

Des accusations circulent selon lesquelles d’anciens bénéficiaires du système chercheraient à instrumentaliser le mécontentement réel des usagers afin de fragiliser les réformes en cours.

L’OFFENSIVE DES FAKE NEWS

Des récépissés anciens datant parfois de 2021, continuent d’être exhibés lors de rassemblements, tandis que la pression sur les services demeure forte. Cette agitation serait moins dirigée contre la situation elle-même que contre le ministre Jean Olessongo Ondaye et les changements qu’il a engagés pour démocratiser le passeport.

Autre phénomène observé ces dernières semaines : la multiplication de contenus hostiles visant personnellement le ministre Jean Olessongo Ondaye.

Des montages photographiques, des enregistrements audio, des vidéos manipulées et des contenus générés par intelligence artificielle sont mis sur les réseaux sociaux pour ternir son image d’un commis de l’Etat jamais mêlé à un scandale.

Cette campagne croit-on savoir, traduirait la nervosité de ceux qui redoutent la disparition définitive des privilèges et des rentes issues des dysfonctionnements passés.

LES LEÇONS DE L’EXPÉRIENCE MBAKA

L’expérience de Georges Mbaka reste dans tous les esprits. Son passage éphémère à la tête du ministère de l’intérieur et de la décentralisation avait été marqué par de nombreuses difficultés, notamment pendant les élections législatives de 2022, avant son remplacement par son prédécesseur. 

Pour plusieurs observateurs, Jean Olessongo Ondaye doit tirer les leçons de cet épisode et se méfier des résistances internes susceptibles de freiner son action.

Certains cadres considérés comme héritiers de l’ancien système seraient encore présents dans l’appareil administratif, affichant leur loyauté tout en demeurant attachés à des pratiques révolues. Le nouveau ministre devra être très attentif que vigilant pour ne pas tomber dans les pièges dont ont été victimes certains de ses anciens à l’instar de Georges Mbaka en 2002 voire de François Ibovi en 2007.

CALME, SERENITE, TRAVAIL

Au-delà des polémiques, les attentes des Congolais restent élevées. Les citoyens attendent avant tout la résolution définitive de la crise des passeports, un renforcement de la sécurité publique et la promotion de cadres compétents au sein de l’administration territoriale.

Jean Olessongo Ondaye dispose aujourd’hui d’un capital de confiance important. Mais celui-ci devra être transformé en résultats concrets.

Face aux attaques, aux manipulations et aux résistances, le seul défi qui se dessine est de rester concentré sur les réformes promises et engagées, de ne pas se laisser détourner de la mission confiée par les plus hautes autorités de l’État.

Car pour de nombreux usagers, l’heure n’est plus aux querelles administratives, mais aux solutions. Son calme et son indifférence à ce harcèlement renseignent peut-être qu’il reste concentré sur la réalisation des missions confiées par la hiérarchie au service de la République.

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