Le constat, les observations, suggestions, plaidoyers et espoirs de Journalisme et éthique Congo (JEC) sont mis en lumière le 3 mai 2026, alors que le monde magnifie la liberté de presse. La République du Congo gagne certes trois points dans le classement annuel de Reporters sans frontière dans lequel elle occupe la 68ème place sur 180 Etats, mais la situation relève JEC, préoccupe.
En quatre ans après, Journalisme et éthique Congo (JEC) dévient une force incontournable dans la préservation, la protection et la promotion du journalisme professionnel. A la faveur de l’édition 2026 de la journée de la liberté de la presse, il tonne pour « façonner l’avenir en paix », alerte que journalistes et assimilés sont en première ligne, pour donner des nouvelles, « de l’Iran en Palestine, de l’Ukraine en RDC, du Mali au Soudan » au péril de leurs vies, puisque, les journalistes tués se comptent par centaines.
UN ENVIRONNEMENT DIFFICILE
67 journalistes ont été assassinés en 2025 dans le monde. Un demi-millier détenus selon Reporters sans frontière. Cette année, « la liberté de la presse est à son niveau le plus bas depuis 25 ans. Plus de la moitié des pays du monde sont désormais en situation difficile ou très grave, marqué par une criminalisation accrue du journalisme dans 60% des pays et un recul de l'indicateur légal ».
Si le Congo ne figure pas dans ce tableau, occupant la 68ème place dans le classement RSF 2026 contre la 71ème l’an passé sur 180 pays, JEC relève tout qu’il faut « travailler pour améliorer cette situation » et le mal ne vient pas du côté des journalistes. « A l’occasion de la dernière élection présidentielle, les médias se sont, une fois de plus, distingués par la conservation et l’affirmation des valeurs de paix, grâce à une information équilibrée et responsable. Par leur travail quotidien, les journalistes congolais contribuent à informer et à éduquer, mais aussi apaiser d’éventuelles tensions en privilégiant des contenus responsables, équilibrés et vérifiés avant toute diffusion », reconnait JEC qui salue « l’engagement des professionnels des médias qui, souvent dans des conditions très difficiles, se battent pour un journalisme de qualité ».
MENACES ET PRESSSION
Par la voix de son chargé de com, Broni Fortunat Ngolali, JEC signale quelques cas de pression mises sur des professionnels. « C’est le cas de madame Rosie Pioth journaliste et directrice de Fact Check Congo a subi, en juillet 2025, d’énormes pressions, des intimidations et des violences sur ses proches pour avoir mené une enquête sur l’affaire dite des bombes à l’aéroport international Maya Maya en 1982…Le 15 mars 2026, alors que toute la presse nationale et internationale se ruait à couvrir l’élection présidentielle dans un contexte de black-out total, monsieur Christel Kelengua, journaliste, promoteur du média Proxi média et collaborateur de CFD Live média a passé cette journée, enfermé dans une cellule de police au commissariat de police du quartier Petit-Chose, sur instruction outrancière du chef de cabinet d’un maire d’arrondissement…Tressica Kimpebe de Go Tv fait l’objet d’attaques de divers snipers de réseaux sociaux pour son travail d’analyse et de critique sur le football congolais ».
SOUTIEN DE JEC
Dans tous ces cas et bien d’autres, JEC apporte son soutien indéfectible aux victimes et exhorte à la poursuite de leur mission d’informer selon l’éthique professionnelle qui garantit la protection naturelle dans l’exercice professionnel.
Il en appelle à tous les journalistes à le rejoindre pour dénoncer au grand jour toutes les attaques dont peuvent être victimes les professionnels.
JEC alerte que depuis 2003 en effet la Redevance audiovisuelle (RAV) n’a pas été versée aux médias ciblés. Il se demande où va alors l’argent de la RAV quand un rapport d’audit et d’audition du Sénat relève que des milliards de francs CFA collectés au titre la RAV ne sont jamais versés aux médias.
UNE PRECARITE ENTRETENUE
Il signale que le Fonds d’appui aux organes de presse devenu effectif à l’adoption de la loi des finances 2025 est abondé à 600 millions de francs CFA. Que le ministre de la communication et des médias désigne le gestionnaire, afin que le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC l’opérationnalise pour aider les médias éligibles à améliorer leur capacité technique.
JEC espère que ces fonds parviendront aux médias. Il appelle « le CSLC à veiller à ce que tous les médias susceptibles d’accéder à ce fonds soient servis en cette année », afin que soit franchi, « un pas très important dans la consolidation de la démocratie par les médias », en République du Congo.
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