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POLITIQUE : LE RFC BALANCE TOUT ET MET A NU LES DESSUS DU SYSTÈME PCT

sam. 2 mai 26

Dans sa sortie médiatique post-présidentielle, le Rassemblement des forces du changement (RFC) que dirige Clément Miérassa est allé au-delà de ce qu’il considère comme des apparences. Il a mis en lumière une réalité beaucoup plus sombre et éclaté ce que presque personne n’ose dire jusque-là, à l’aube de l’ultime mandat constitutionnel de Denis Sassou N’Guesso.

Le RFC évoque une élection consacrant un « président de la République de fait » ; des violations présumées de la constitution, des manœuvres supposées du système PCT contre la vraie opposition, du gouvernement Makosso III, ses ministres fils à papa et la cacophonie sur les noms de certains membres ; l’opposition du pouvoir et l’opposition au pouvoir. Un appel au peuple et la disponibilité du RFC au dialogue ont fait office de propositions intégrant des pistes de solutions à la catastrophe actuelle.

Face aux journalistes, invités de marque et membres, le RFC qui se considère comme la vraie opposition, a placé le président Clément Miérassa et son vice-président Jean Jacques Serge Yhombi Opango ; Jean Pierre Agnangoye ; Christian Mayanda et, en visioconférence depuis Paris, Marcel Nguitoukoulou.

URNES DESERTEES, ABSTENTION MASSIVE

A l’entame le RFC lance, « notre nation traverse une période décisive de son histoire…notre peuple endure les promesses non tenues, les souffrances répétées, l'injustice, la pauvreté, et le mépris de ses aspirations les plus profondes. Mais dans le silence des urnes désertées, dans l'abstention massive observée…un message clair s'est dessiné...pas un renoncement…pas une faiblesse. C'est un cri...un refus…une déclaration politique forte ».

Là où la Cour constitutionnelle énonce une participation de 84, 65%, le RFC célèbre une « abstention massive…première étape vers la victoire finale : le changement », en indiquant que, « quand un peuple cesse de cautionner ce qui l'opprime, quand il refuse de donner sa voix à un système qui ne l'écoute plus, alors il commence déjà à reprendre son destin en main ».

Les Congolais ne sont pas allés voter, selon Jean Jacques Serge Yhombi Opango. « Personne ne sort sans son téléphone. Même ceux qui voulaient voter ont refusé de sortir sans téléphone. La connexion a été coupée à 6h45, le jour du vote ». Pour le RFC, « l'abstention, dans ce contexte, devient un acte de conscience, un geste de résistance, une manière de dire : nous ne voulons plus continuer ainsi ».

L’HISTOIRE COMMENCE

Prévue dans une communauté religieuse, la conférence de presse du RFC a été délocalisée, les frais de location remboursés. Une manœuvre du système PCT suspecte Clément Miérassa. Aussi prétend-il, « le PCT caporalise la parole et veut réduire les autres au silence. Je lance un avertissement au secrétaire général et au président de la République qu’ils ne nous feront pas taire. Le PCT a lamentablement échoué ».

Le décryptage de la présidentielle et ses suites est un signal croit le RFC qui en appelle à la jeunesse, aux mères de famille, travailleurs, paysans, étudiants, anciens, patriotes de toutes nos contrées de tous les départements et villages à ne baissez pas les bras, parce que, le refus peut devenir une force de transformation.

« Le changement viendra si nous restons unis, éveillés et engagés…si nous transformons la déception en courage, la colère en organisation et le refus en projet pour la nation…l'histoire n'est pas terminée. Elle commence…avec votre réveil », leur dit-il.

LES PLACES DES VRAIS OPPOSANTS SONT CHERES

A ne croire Jean Jacques Serge Yhombi Opango, la présidentielle prouvé l’existence d’une opposition du pouvoir et d’une opposition au pouvoir. « Elle nous a permis de comprendre quelle la vraie opposition ». Pour lui, l’opposition du pouvoir n’en est pas une et doit prendre son courage d’aller à la majorité.

Le vice-président du RFC, est malheureux de voir l’UPADS assujettie au pouvoir qui a chasseur son fondateur, le professeur Pascal Lissouba du fauteuil présidentiel en 1997.

« Les places des vrais opposants sont chères…qu’on laisse le RFC jouer son rôle d’opposant. Cela aidera le pouvoir à être crédible…Il y a Les vrais opposants qui peuvent poser les vraies questions pour qu’on avance », estime-t-il.

Tandis que Jean Pierre Agnangoye signale que l’opposition du pouvoir, a ouvert un boulevard à Denis Sassou N’Guesso.

UNE PIQURE DE RAPPEL

Elle a été administrée par Clément Miérassa qui a rappelé qu’à l’époque où l’actuel président de la République avait perdu le pouvoir et, Denis Sassou N’Guesso disait, qu’il n’acceptera jamais que la constitution soit violée. Et que, si jamais elle l’était, les démocrates devraient se lever.

Or, pense-t-il, « l’élection présidentielle s’est faite en violation totale de la constitution » et, « avant, pendant et après la prestation de serment, le président Denis Sassou N’Guesso n’a pas déclaré son patrimoine…Une preuve de sa volonté de soutenir la corruption, l’enrichissement illicite et de ne pas être transparent ».

Pour preuve dit-il, malgré les prescriptions, « les Congolais ne savent pas combien gagne le président Sassou ». Clément Miérassa déclare que « c’est triste que celui qui est censé être le garant de la constitution puisse la violer pendant un quart de siècle », en promettant, pour l’avenir que le RFC se battra pour le changement et la rupture.

CACOPHONIE AU SOMMET DE L’EXECUTIF

La lecture du gouvernement Makosso III amène Clément Miérassa à notifier que « l’échec du ministre Mboulou, avec les mascarades de concertation politiques, le tripatouillage des élections justifie son départ du ministère de l’intérieur et de la décentralisation ». Et, « si on était rigoureux le ministre Jean Ngakosso ne pouvait pas être reconduit au gouvernement », au regard dit-il des échecs cumulés de la diplomatie congolaise.

Par ailleurs, le président du RFC se dit très triste à cause de « l’acrobatie du premier ministre sur Serges Nze et Frédéric Nze. Le président a-t-il un cabinet ? C’est l’incompétence la plus élevée ». 

Il s’alarme, le Congo est un pays en danger. « Il faut qu’il y ait des gens qui se lèvent. Le RFC se lève pour le changement et la rupture », annonce-t-il en dénonçant « un régime autocratique qui ne veut pas qu’il y ait une véritable opposition pour imprimer le changement approuvé par le peuple en souffrance. Le RFC fait peur on veut le supprimer ».

PAS UN YHOMBI

A la question de savoir s’il a été en tant que fils d’ancien dirigeant, consulté pour être aligné comme ses collègues, au gouvernement, Jean Jacques Serge Yhombi Opango laisse entendre qu’il n’en est pas demandeur.

Il précise que ceux qui sont nommés ministres sont des enfants des cadres qui n’ont jamais commandé le président Sassou N’Guesso.

« Et non de ceux dont les pères l’ont commandé, Ngouabi et Yhombi. Mais nous ne sommes pas demandeurs. Il est strictement impossible pour un pouvoir dirigé par le PCT qu’un enfant Yhombi ait sa place. Le problème pour le PCT c’est le nom que je porte. Ils ne le mettront jamais en lumière. Le nom brille le jour eux ils brillent la nuit », dit-il.

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