HONORE MOUANDA : « UN ETAT SERIEUX NE CHANGE PAS DE PRIORITES AU GRE DES CIRCONSTANCES OU DES EFFETS DE MODE
A l’orée du quinquennat aux milles défis du président de la République, Honoré Mouanda affiche un optimisme quant à l’atteinte du cap indiqué par le président investi, Denis Sassou N’Guesso. Le premier secrétaire de la Force montante congolaise (FMC) Brazzaville ausculte les nombreux contours d’un mandat consacré à l’accélération de la marche vers le développement, les chances de succès, les éventuels points ralentissant le processus, est formel, « un État sérieux ne change pas de priorités au gré des circonstances ou des effets de mode ». Pour lui, « l’investiture n’est pas une fin, mais le début d’une nouvelle phase ».
BRAZZA-NET.CG : La Force montante congolaise a-t-elle su jouer franc jeu à l’investiture du président réélu ?
Honoré Mouanda : La jeunesse du Parti congolais du travail a pleinement joué son rôle dans la mobilisation à l’investiture du président Denis Sassou N’Guesso. Dès les premières heures, nous avons été sur le terrain : dans les quartiers, les arrondissements, les universités et auprès des associations, pour sensibiliser, convaincre et mobiliser. Notre engagement s’est traduit par une présence constante, une communication de proximité et une capacité à fédérer toutes les couches de la jeunesse autour de la participation massive et du soutien au président. Notre rôle ne se limitait pas à suivre, mais à être des acteurs clés de la dynamique politique. Par notre détermination, notre discipline et notre esprit d’unité, nous avons contribué à réduire l’abstention et à renforcer l’adhésion autour du projet de société porté par le président. Cependant, nous restons lucides : la mobilisation est un processus continu. L’investiture n’est pas une fin, mais le début d’une nouvelle phase. La jeunesse doit désormais se tenir prête à accompagner l’action du Chef de l’État, à relayer ses politiques publiques et à demeurer une force de proposition pour répondre aux défis qui nous concernent directement : l’emploi, la formation, l’entrepreneuriat et la citoyenneté. En somme, oui la jeunesse a joué son rôle. Mais plus encore, elle est prête à aller plus loin, avec responsabilité et engagement, pour bâtir un Congo uni, fort et tourné vers l’avenir.
BRAZZA-NET.CG : Quelle lecture faites-vous de l’allocution d’investiture du chef de l’Etat ?
H.M : Le message du Président Denis Sassou Nguesso, prononcé au Stade de Kintélé le 16 avril 2026, n’était pas un simple discours d’investiture : c’était un véritable appel à la mobilisation nationale et un signal clair adressé à toute la Nation. Ce message a réaffirmé une vérité essentielle : le Congo avance, et il avancera avec détermination, sous une direction expérimentée et résolument tournée vers l’avenir. Face aux doutes, aux critiques et aux tentatives de déstabilisation, le Président a opposé une vision, une trajectoire et une volonté inébranlable de poursuivre l’œuvre de construction nationale. Ce discours, c’est aussi un recadrage. Recadrage de tous ceux qui doutent, recadrage de ceux qui hésitent, mais surtout un appel à l’engagement de tous, en particulier de la jeunesse. Le message est clair : il ne s’agit plus d’observer, mais d’agir. Sur les priorités. Le Chef de l’État n’a laissé aucune place à l’ambiguïté. Il a fixé un cap et attend désormais des résultats. Et ce cap engage tout le monde : institutions, administration, acteurs économiques et forces politiques. Pour nous, jeunesse engagée, ce discours est une feuille de route. Il nous oblige. Il nous interpelle. Il nous met face à nos responsabilités : être les premiers relais, les premiers défenseurs, mais aussi les premiers bâtisseurs du projet porté par le Président. Car une chose est certaine : le temps de la passivité est révolu. Le Congo de demain ne se construira pas sans une jeunesse debout, organisée et déterminée. En réalité, ce message d’investiture est un tournant. Il marque le passage d’un mandat à un autre, mais surtout d’une phase d’engagement à une phase d’accélération. À nous maintenant de répondre présent.
BRAZZA-NET.CG : Que dites-vous des sceaux de l'expérience, de la responsabilité et de la continuité sous lesquels Denis Sassou N’Guesso place ce mandat ?
H.M : Le choix de la continuité affirmé par le Président Denis Sassou Nguesso lors de son discours d’investiture au Stade de Kintélé le 16 avril 2026 n’est pas un hasard, ni un simple slogan politique : c’est un choix stratégique, un choix de responsabilité et un choix de stabilité. La continuité, ce n’est pas l’immobilisme. La continuité, c’est consolider les acquis, renforcer les bases déjà posées et accélérer la transformation du pays. Dans un contexte international incertain et face aux défis internes, changer de cap brutalement serait une prise de risque inutile pour la Nation. Ce que le Président propose, c’est une continuité maîtrisée, une continuité dynamique. Autrement dit : poursuivre ce qui marche, corriger ce qui doit l’être et aller plus vite, plus loin, plus fort. Ce choix envoie aussi un message clair : le Congo ne doit pas recommencer à zéro à chaque étape, mais construire dans la durée, avec constance et méthode. C’est ainsi que les grandes nations se bâtissent. Pour la jeunesse, cette continuité est une opportunité et un défi. Une opportunité de s’inscrire dans un projet déjà structuré, avec des perspectives concrètes. Un défi, parce qu’elle implique plus d’engagement, plus de discipline et plus de résultats. En réalité, la continuité choisie par le Président est une continuité d’action, de vision et d’autorité. Et aujourd’hui, la vraie question n’est plus de savoir pourquoi la continuité, mais comment chacun, à son niveau, va contribuer à la rendre efficace et visible dans le quotidien des Congolais.
BRAZZA-NET.CG : L’engagement pris par Denis Sassou N’Guesso de ne jamais trahir la confiance ne relève-t-il pas plus de l’utopie que du respect d’un serment ?
H.M : L’appel lancé par le Président Denis Sassou Nguesso, lors de son discours d’investiture au Stade de Kintélé le 16 avril 2026, à « ne jamais trahir le peuple », revêt une portée hautement symbolique et institutionnelle. Cet engagement traduit avant tout une volonté de placer l’action publique sous le signe de la confiance, de la responsabilité et du respect des attentes des citoyens. Il rappelle les principes fondamentaux qui doivent guider toute gouvernance : servir l’intérêt général, garantir l’équité et œuvrer pour le bien-être collectif. Dans cette perspective, il ne s’agit ni d’un simple idéal, ni d’un objectif abstrait, mais d’un cap à tenir dans la durée. La traduction concrète de cet engagement repose sur la mise en œuvre effective des politiques publiques, la qualité de la gouvernance et la capacité des institutions à répondre aux préoccupations des populations. Par ailleurs, cet appel interpelle l’ensemble des acteurs nationaux quant à leur responsabilité partagée dans la consolidation de la confiance entre l’État et le peuple. Ainsi, plus qu’un rêve, cette déclaration constitue une exigence permanente, un repère éthique et politique qui doit orienter l’action publique tout au long du mandat.
BRAZZA-NET.CG : Comment comprenez-vous la conviction présidentielle selon laquelle la paix la démocratie et le peuple sont les varis vainqueurs de cette élection ?
H.M : Quand le président Denis Sassou Nguesso affirme que le véritable vainqueur du scrutin, c’est la démocratie et le peuple, il envoie un message fort, clair et sans ambiguïté. C’est une manière de rappeler que cette victoire dépasse les personnes, dépasse les camps politiques, et s’inscrit dans la légitimité des institutions et du choix souverain du peuple congolais. En d’autres termes, ce n’est pas seulement un homme qui gagne, c’est un système démocratique qui se consolide. Ce message est aussi une réponse directe à tous ceux qui contestent, doutent ou cherchent à fragiliser le processus électoral. Le Président recentre le débat : la seule véritable référence, c’est le peuple. Et le peuple s’est exprimé. Mais au-delà de la portée politique, cette déclaration est aussi un appel à la responsabilité. Car si la démocratie est déclarée vainqueur, alors elle doit vivre au quotidien : dans la gouvernance, dans la justice, dans l’égalité des chances et dans les résultats concrets pour les citoyens. Pour la jeunesse engagée, ce message est un mot d’ordre : défendre la démocratie, protéger les acquis et participer activement à la construction nationale. Il ne s’agit plus d’être spectateur, mais d’être acteur. En réalité, cette phrase n’est pas qu’une déclaration symbolique. C’est un positionnement politique assumé, une ligne de conduite et un défi lancé à toute la Nation : faire en sorte que cette victoire de la démocratie se traduise, chaque jour, dans la vie des Congolais.
BRAZZA-NET.CG : Peut-on parler de “déjà entendu” quand il s’agit de créer des emplois pour les jeunes ? Peut-on parler de “déjà entendu” lorsqu’il est question de diversifier une économie ou de moderniser les infrastructures ?
H.M : Dire que les dix axes présentés par le président Denis Sassou N’Guesso lors de son investiture seraient du déjà entendu relève d’une lecture superficielle, voire de mauvaise foi. La vérité est simple : un État sérieux ne change pas de priorités au gré des circonstances ou des effets de mode. Les grandes nations se construisent sur la constance, la cohérence et la continuité de l’action publique. Les axes évoqués ne sont pas répétés par manque d’idées, mais parce qu’ils correspondent aux véritables leviers de transformation du Congo.
BRAZZA-NET.CG : Ces dix actions prioritaires ne sont-elles pas un vieux disque ?
H.M : Non. Ce sont des combats de fond, qui exigent du temps, de la rigueur et de la persévérance. Le Président ne propose pas des slogans, il déroule une vision structurée, réaliste et adaptée aux défis du pays. La répétition de ces axes traduit une détermination : celle d’aller jusqu’au bout des engagements pris, sans céder à la facilité des annonces sans lendemain. En réalité, ceux qui parlent de “déjà entendu” sont souvent ceux qui n’ont ni alternative crédible, ni vision claire à proposer. Gouverner, ce n’est pas surprendre à chaque discours, c’est tenir un cap et produire des résultats. Ce que le Chef de l’État a présenté, ce n’est pas une redite, c’est une feuille de route consolidée, renforcée et assumée. Et aujourd’hui, plus que jamais, le Congo a besoin de stabilité, de continuité et d’efficacité. C’est précisément ce que portent ces dix axes.
BRAZZA-NET.CG : L’ambition nourrie par DSN de donner l'électricité a plus de la moitié des Congolais d'ici 2030 est-il vraiment réaliste ?
H.M : La promesse d’un accès beaucoup plus large à l’électricité d’ici 2030, formulée par le Président Denis Sassou N’Guesso lors de son investiture au Stade de Kintélé, n’est pas irréaliste en soi, mais sa réalisation dépend de plusieurs conditions très concrètes. D’un point de vue technique et économique, c’est possible mais exigeant. Un pays peut améliorer fortement son accès à l’électricité en 4 à 6 ans si trois leviers avancent ensemble : production : augmenter la capacité. Sans nouvelle production, l’accès reste limité ; transport et distribution : réhabiliter et étendre les réseaux électriques, souvent le point faible dans de nombreux pays ; financement et gestion : mobiliser des investissements importants et améliorer la gestion du secteur énergétique. Dans le cas du Congo, le pays dispose déjà de ressources énergétiques, ce qui constitue un atout. Mais les défis restent connus : infrastructures inégalement réparties, pertes sur le réseau, besoins élevés en investissements et maintenance
BRAZZA-NET.CG : Est-ce réalisable d’ici 2030 ?
H.M : Oui, c’est réalisable si les projets annoncés sont exécutés rapidement, financés correctement et suivis de manière rigoureuse. Non, si les investissements ralentissent ou si les infrastructures ne suivent pas le rythme des ambitions. En résumé, ce n’est pas une promesse impossible, mais une promesse conditionnelle : sa réussite dépendra moins de l’annonce que de la capacité d’exécution sur le terrain dans les prochaines années. Surtout dépendant de la capacité à moderniser le réseau électrique national et à sécuriser les investissements.
BRAZZA-NET.CG : Les jeunes attendent des emplois, alors pourquoi le président met l'accent sur le secteur agricole ?
H.M : L’orientation clairement affirmée par le Président Denis Sassou Nguesso lors de son discours d’investiture au Stade de Kintélé le 16 avril 2026, en plaçant l’agriculture au cœur de la stratégie pour l’emploi des jeunes, traduit une vision lucide, ambitieuse et profondément adaptée aux réalités nationales. Ce choix n’est pas anodin. Il repose sur une conviction forte : le Congo doit compter sur ses propres ressources pour bâtir son développement. Et parmi ces ressources, la terre occupe une place centrale, encore sous-exploitée mais porteuse d’un immense potentiel. En mettant l’accent sur l’agriculture, le Chef de l’État propose une réponse concrète, immédiate et durable à la question de l’emploi des jeunes. Là où certains voient une difficulté, il voit une opportunité : celle de transformer la jeunesse en véritable force productive nationale. C’est également une stratégie de souveraineté économique. Produire davantage localement, c’est réduire les importations, renforcer l’autonomie alimentaire et créer de la richesse sur le territoire national. C’est donc un choix de responsabilité et de vision à long terme. Ce cap donné par le Président s’inscrit dans une logique cohérente de diversification économique et de valorisation des potentialités nationales. Il invite la jeunesse à s’engager dans des secteurs porteurs, innovants et structurants pour l’avenir du pays. Ainsi, loin d’être une orientation théorique, ce choix traduit une volonté politique forte : faire de l’agriculture un véritable moteur de transformation sociale et économique.
BRAZZA-NET.CG : La revitalisation du sport, un dada pour ce quinquennat, mais avec qui relèvera-t-il relever le sport ?
H.M : Cet appel au travail signifie clairement que la jeunesse n’est pas seulement perçue comme une force d’attente, mais comme une force de production et de transformation nationale. L’appel à l’unité dépasse le simple discours moral. Il s’agit d’un enjeu politique fondamental. Pour la Force Montante Congolaise, c’est donc un message de responsabilisation et de mobilisation permanente au service de la vision nationale. La revitalisation du sport telle qu’annoncée par le Président repose sur une idée simple : Transformer le sport en un véritable système structuré, performant et accessible à tous. Et cela nécessite à la tête du secteur un profil hybride technicien compétent, manager rigoureux, connaisseur du terrain sportif capable de mobiliser les acteurs publics et privés.
BRAZZA-NET.CG : Quelle réaction vous suscite l’invite du président de la République à la jeunesse au travail et a l'humilité, à interagir avec les anciens ?
H.M : Le Président ne peut ni se limiter aux anciens, ni se reposer uniquement sur les nouveaux visages. La logique la plus cohérente est celle d’un équilibre entre expérience et renouveau, avec un critère dominant : l’efficacité dans l’action publique. C’est un moment de légitimation et de projection politique, mais son efficacité réelle dépend de ce qui suit : la mise en œuvre des engagements annoncés.
Propos suscités au siège de la FMC
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