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FONCTION PUBLIQUE : LA CAP STATUE SUR 1.500 DOSSIERS

mer. 11 févr. 26

FONCTION PUBLIQUE : LA CAP STATUE SUR 1.500 DOSSIERS

« Aujourd’hui, les managers et les responsables des ressources humaines ne tiennent pas seulement compte des résultats financiers, ils mettent également l’accent sur le capital humain dont les performances dépendent, entre autres, de la bonne gestion de leur carrière ».

Par cette déclaration, la directrice générale de la fonction publique, Joséphine Olingou Pourou Bomandoki, a placé l’humain au centre des enjeux administratifs, à l’ouverture des travaux de la Commission administrative paritaire (CAP) du ministère de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, tenue le 11 février 2026 à Brazzaville.

À travers ces propos, la présidente de la CAP a voulu rappeler que la performance de l’administration ne se mesure plus uniquement à des résultats budgétaires, mais aussi à la qualité de la gestion des carrières. Une manière d’insister sur l’importance stratégique de cette première session organisée au sein même du département en charge de la Fonction publique.

Revenant sur le fondement juridique de la commission, elle a souligné que la CAP, instituée par le décret n°2012-713 du 12 juin 2012, examine les questions relatives à la carrière des fonctionnaires, aux conditions de travail, ainsi qu’à l’hygiène et à la sécurité sociale. Le caractère inédit de cette session dans ce ministère marque, selon elle, un tournant décisif et devrait servir d’exemple aux autres administrations encore en retard dans la tenue régulière de leurs commissions.

Les chiffres annoncés traduisent d’ailleurs l’ampleur du travail attendu : 1 100 dossiers de promotion et 400 autres dossiers de diverses natures, soit 1 500 dossiers à examiner. Un volume conséquent qui illustre à la fois les attentes des agents et l’urgence de régulariser les situations administratives.

Prenant la parole au nom du ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, Firmin Ayessa, le directeur de cabinet, Christian Aboke Ndza a donné le ton institutionnel à la symbolique en mettant en avant le rôle central des CAP dans l’amélioration de la gouvernance administrative.

Il a notamment rappelé que les décrets n°2025-15 et n°2025-16 du 12 février 2025 renforcent les missions des commissions administratives paritaires, en les inscrivant comme un maillon essentiel dans l’évaluation des performances et l’évolution des carrières. En reconnaissant les retards accumulés dans les avancements, dus en grande partie à l’irrégularité des CAP dans plusieurs administrations, il a indirectement pointé une faiblesse structurelle que le gouvernement entend corriger.

L’opérationnalisation prochaine du Système intégré de gestion des ressources humaines de l’État (SIGRHE) s’inscrit dans cette logique de modernisation. Selon le représentant du ministre, ce système permettra une gestion automatisée des carrières et ouvrira la voie à la retraite automatique à compter de janvier 2027, à condition que les administrations tiennent régulièrement leurs CAP en 2026.

En évoquant les 218 713 textes signés et publiés au cours du quinquennat finissant, le Directeur de cabinet a voulu démontrer l’ampleur du travail administratif accompli, souvent loin des projecteurs, mais déterminant pour la stabilité de la Fonction publique. Au terme de son intervention, il a déclaré officiellement ouverts les travaux de la Commission administrative paritaire du ministère, invitant les membres à œuvrer avec professionnalisme, transparence et rigueur.

Cette session apparaît ainsi comme une étape importante dans la réforme administrative engagée, avec pour ambition affichée de garantir aux agents civils de l’État une évolution de carrière plus régulière, plus équitable et désormais appelée à être automatisée.

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