Le samedi 3 janvier 2026, le premier du mois mais aussi de l’année a été marqué par le nettoyage formel de quelques artères et espaces publics transformés en dépotoirs sauvages, en savanes herbeuses en pleine Brazzaville que l’on veut verte.
C’est le cas du site de la patte d’oie à Makélékélé où le gouvernement venait, à peine le 6 novembre 2025, d’organiser un planting d’arbres mais, qui sur lequel, la nature a repris ses droits.
DES BONNES VOLONTES
Ici, les herbes et autres arbustes qui étouffaient les jeunes pousses d’acacias ont été arrachée par l’Association Dynamique des transporteurs du Congo (ADTC) qui jure d’aller jusqu’au bout, mais qui sollicite juste du matériel. « Nous irons jusqu'au bout. Mais notre doléance, c'est que vous voyez, il y a beaucoup de gens ici. Malheureusement, il y a eu manque de matériel. Et effectivement, nous demandons aux autorités compétentes de nous assister, de nous appuyer dans ce sens-là », fait savoir Rodrigue Denis Bokenzé, un de ses responsables.
Idem pour l’Association jeunesse unie. « On n'a pas de matériel. S'il y avait de matériel, on allait déjà finir tout ça. On demande l'aide. Il faut le matériel…pour qu'on puisse faire l'entretien », dit Anastasie Mantinou sa coordonnatrice.
Outre le marché de Diata, des opérations formelles d’assainissement ont consisté en l’enlèvement des décharges sauvages de la bretelle qui RN2-Manianga à Djiri, au rondpoint du général Adoua à Talangaï, sur la bretelle qui jouxte le rondpoint Ebina entre l’avenue des Trois martyrs et la rue Bangangoulou.
PAS DE TAXE CREEE
Et, c’est ici où, après avoir supervisé l’élimination de la décharge sauvage et avant de poursuivre sa descente dans quelques marchés domaniaux, le ministre l’assainissement urbain, du développement local et de l’entretien routier Juste Désiré Mondélé expliqué le rappel présidentiel sur la participation citoyenne à l’assainissement urbain, lors du conseil des ministres qu’il a présidé le 31 décembre dernier, abrégeant la tentative inutile d’une prétendue nouvelle taxe.
Le gouvernement « a reçu les instructions du chef de l'État pour que tous les acteurs de la société s'impliquent dans l'assainissement…Il ne s'agit pas de créer des taxes. Le conseil des ministres n'a pas créé des taxes, mais il a fait un constat », précise Juste Désiré Mondélé.
En effet, la pré-collecte ou la collecte des ordures ménagères sont des services payants. « On a du mal, en prenant le cas du marché de Ouenzé à déterminer exactement quel est le budget de l'assainissement payé par les usagers. Autant pour le marché Total ».
Paradoxalement, la responsabilité de l’assainissement est encore abandonnée à l'opérateur. « C'est l'opérateur qui est obligé de nettoyer les alentours des marchés. Et nous trouvons que les tas d'immondices aux alentours des marchés domaniaux », relève le ministre.
OU VA L’ARGENT ?
Juste Désiré Mondélé signale, « il a été décidé, tout simplement, de structurer toutes ces taxes » et, à partir de février tout devra être dans l’ordre.
Le ministre rappelle que l'opérateur n'a pas de contrat avec les marchés domaniaux. « Ces marchés ont leur propre gestion, gèrent librement leurs fonds, leurs ressources, et il y a dans la structure de leurs prix, de leurs tarifs, une taxe qui est liée à l'assainissement ». La question, note Juste Désiré Mondélé est « de voir comment structurer cette taxe, comment la digitaliser, comment est-ce qu'elle peut passer directement dans une structure qui serait bien organisée, de telle sorte qu'il y ait des entreprises locales, des quartiers ou des associations, qui s'occupent directement de l'assainissement…Il s'agit aussi de répertorier ces pré-collecteurs et ses collecteurs ».
BRAZZA NET absolu : +242 06 662 88 75, ebdimix@gmail.com