Toutes les fédérations et unions catégorielles réclament la reconduction du président du comité central du Parti congolais du travail (PCT) Denis Sassou N’Guesso.
Pour la présidentielle de mars 2026, au-delà de sa propre formation, tous les partis alliés s’attendent à son investiture. Par contre, rien ne garantit la reconduction ipso facto des responsables au secrétariat général ou permanent, au comité central, au bureau politique voire au comité des membres d’honneur.
DSN OU RIEN
Denis Sassou N’Guesso devra rempiler, sans suspense, sur décision du congrès, président du comité central du PCT et il devra aussi être investi par le comité central, candidat du parti à l’élection présidentielle de mars 2026, tant rien ne s’oppose à ce le congrès le désigne comme il le fit en 2019.
Pour ce deuxième aspect, le congrès aura justement entériné les choix et propositions des 16 fédérations et unions catégorielles qui ont d’ailleurs rassemblé quelques appuis financiers en guise soutien à la campagne de leur candidat. L’évidence de cette posture du congrès vient aussi de ce que tous les partis de la majorité présidentielle l’ont, ailleurs et dans le congrès, demandé que le potentiel président du comité central du PCT, soit leur candidat dans la course au palais du peuple. Le congrès fera juste une formalité. Difficile, voire impossible qu’il en soit autrement, pour toutes les raisons évoquées.
IL Y AURA DES DECEPTIONS
C’est une évidence rappelée par le potentiel président du comité central sortant, Denis Sassou N’Guesso aux congressistes. « Chacun…nourrit l’espoir d’être admis ou reconduit au comité central. Il y aura forcément de la déception en fin du congrès…Il ne peut pas y avoir un comité central avec 3.000 membres. Tous les congressistes ne peuvent pas se muer en dirigeants », prévient le chef.
A ce niveau, si l’effectif (627 membres) n’est pas réduit dans le nouveau règlement intérieur du comité central devenu celui du parti, on peut dire qu’il aurait au moins 62 nouveaux membres, en complètement des « camarades » rappelés à Dieu pendant la mandature issue du congrès de 2025.
A ceux-là, devront s’ajouter les nouveaux qui devront succéder à ceux qui sortiront de cette instance pour une raison ou une autre. Il serait ainsi autant pour le reste des instances dirigeants à savoir le bureau politique, le secrétariat permanent ou le comité des membres d’honneur.
ET PIERRE MOUSSA
Si le consensus semble converger vers la reconduction de Pierre Moussa fort d’un bilan parlant, de spéculations ne manquent toujours pas en pareille circonstance. En effet, rien à ce stade, du point de vue du bilan ne plaide en défaveur de Pierre Moussa qui, en dehors d’avoir réussi à faire mettre en œuvre presque l’ensemble des recommandations du 5ème congrès ordinaire, d’avoir surtout mis en en train et consolider une « unité en béton », la cohésion au sein d’un parti transformé jadis en champ de bataille dans la continuité de l’épisode des combats entre refondateurs et conservateurs.
Le secrétaire général sortant réclamé par certaines fédérations doit aussi sa chance d’être reconduit du fait de sa tempérance, son paternalisme, son humilité, sa compréhension, son ouverture ainsi que son dégoût des honneurs. Pierre Moussa aura été aussi un cadre sans appétit financiers, ni soif excessive du pouvoir de la sorte qu’aucun scandale financier ou matériel ne l’a accablé officiellement en six ans.
DES POSSIBLES SURPRISES
Ces qualités et le bilan ne suffisent peut-être pas pour calmer les appétits et les ambitions des autres et peut-être les projections présidentialistes du PCT pour les années à venir quand le quinquennat qui démarre en 2026 qui semble être à la portée du PCT et de son candidat sera finissant.
C’est alors qu’il ne serait pas impossible que le congrès trouve une alternative au « vieux Moussa ». Ainsi, l’idée d’un nouveau cadre, plus dynamique, donc « jeune » mais rassembleur, rassurant pourrait être étudiée et mise en application dans les « cénacles des Dieux ». Ce qui pourrait amener à un scénario analogue à celui du congrès de l’unité en 2006 où Pierre Ngolo a été hissé.
Mais, dans le contexte actuel fait de suspicions dans la course possible à la succession au moment venu, les noms sont certes odieux, mais quelques-uns méritent d’être évoqués dont Gilbert Ondongo, Anatole Collinet Makosso, Pierre Ngolo, Jean Jacques Bouya, Denis Christel Sassou N’Guesso, Pierre Mabiala…
Quoiqu’il en soit, « des choix de dirigeants seront faits, il faudra les accepter sans perdre la ferveur militante…nul ne devra être abattu. Allez avec enthousiasme et conviction, prêcher dans nos villages, dans nos quartiers, dans nos districts et arrondissements l’unité de l’action au sein du Parti et l’unité nationale dans le pays », conseille le chef.
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