Le ministère de la santé et de la population, en partenariat avec le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) et le Fonds mondial, a clôturé le 16 décembre à Brazzaville l’atelier de validation du guide national des bonnes pratiques de vigilance liées aux médicaments et autres produits de santé.
Selon Rosa Chanelle Inyognui Ollessongo, la directrice de la pharmacie et du médicament, cet atelier a atteint son objectif principal de relecture et validation du guide des bonnes pratiques de vigilance. Elle a expliqué que la vigilance liée aux médicaments, appelée pharmacovigilance, est une fonction réglementaire essentielle visant à surveiller le comportement des médicaments une fois mis sur le marché. « Il s’agit de vérifier si, au sein de la population, ces médicaments provoquent des événements indésirables. Lorsque cela est constaté, il est important de les surveiller afin que le ministère puisse prendre des mesures appropriées, notamment suspendre l’importation ou arrêter la prescription de certains produits », a-t-elle précisé.
La directrice de la pharmacie et du médicament a souligné par ailleurs que la pharmacovigilance s’inscrit dans un cadre bien défini, d’où la nécessité d’élaborer ce document de référence, afin de préciser les modalités de travail des professionnels de santé dans le suivi des effets indésirables liés aux médicaments et aux autres produits de santé.
Elle a également insisté sur l’importance des notifications, considérées comme une activité clé de la pharmacovigilance. « Tous les professionnels de santé, lorsqu’ils reçoivent des patients présentant des événements indésirables, doivent les notifier à l’aide d’une fiche de notification, puis transmettre ces informations à la Direction de la Pharmacie et du Médicament. Cela permet de déterminer si le médicament est réellement à l’origine de l’événement signalé et, le cas échéant, de prendre les mesures nécessaires », a-t-elle indiqué.
De son côté, le professeur Henry Germain Monabeka, directeur général des soins et services de santé, représentant le ministre de la santé et de la population, a rappelé que de nombreux médicaments utilisés ne sont pas totalement inoffensifs et peuvent provoquer des effets secondaires. « Ces effets doivent être détectés et notifiés afin d’améliorer l’utilisation des médicaments, notamment des antibiotiques, pour obtenir les effets désirés et réduire les effets indésirables », a-t-il déclaré.
Il a renchéri que cet atelier a permis de mieux comprendre comment détecter et notifier les effets indésirables, tout en mettant en lumière l’importance du guide, dont l’application concernera aussi bien les structures hospitalières que le niveau communautaire. « Dans les jours à venir, nous envisageons de vulgariser ce guide afin que tous les prescripteurs puissent s’en approprier le contenu et participer efficacement à la surveillance des événements indésirables », a-t-il conclu.
Les conclusions de cet atelier, qui a duré deux jours, contribueront non seulement à la protection des consommateurs, mais aussi à l’amélioration des processus de fabrication des médicaments par les producteurs.
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